10 questions essentielles que toute équipe informatique devrait se poser
Responsables informatiques : priorités et stratégies de sécurité essentielles pour 2026
Andrew Sanders
7/15/20267 min read


Responsables informatiques : priorités et stratégies de sécurité essentielles pour 2026
Ce qu’il faut retenir
Passez en revue et renforcez régulièrement votre dispositif de sécurité au début de chaque année afin de rester en avance sur l’évolution des menaces.
Identifiez les vecteurs d’attaque les plus susceptibles de réussir contre votre organisation en tenant compte des tendances du secteur, du personnel et du comportement des utilisateurs.
Analysez les évolutions survenues dans votre environnement informatique au cours de l’année écoulée, en particulier l’adoption de technologies comme l’IA, susceptible d’entraîner de nouveaux risques.
Faites preuve de vigilance face aux menaces émergentes, telles que l’injection de commandes et les vulnérabilités de codage dans les applications basées sur l’IA.
Déployez des outils d’analyse automatisée du code généré par l’IA pour réduire les risques de sécurité.
Adoptez des stratégies permettant de détecter rapidement les identifiants compromis et de limiter l’impact des violations de comptes.
C’est une nouvelle année (et un jour comme un autre), ce qui en fait le moment idéal pour faire le point sur votre sécurité. Mettez votre énergie renouvelée à profit pour analyser sérieusement vos vulnérabilités, vos méthodes de détection et vos procédures organisationnelles. Répondez à ces 10 questions pour bien démarrer l’année et vous préparer à une période qui pourrait être marquée par des cyberattaques sans précédent.
Question 1 : quels sont les vecteurs d’attaque les plus susceptibles de réussir contre nous en ce moment ?
Répondre à cette question signifie examiner attentivement votre secteur, votre personnel et vos utilisateurs. Les attaques par exploitation de vulnérabilités ont été prédominantes en 2025, mais toutes les entreprises n’en ont pas été affectées de la même manière. Si vous disposez d’un programme de correctifs extrêmement bien développé, alors un autre vecteur d’attaque peut être plus probable. Par exemple, essayez de surveiller les menaces internes.
Question 2 : quels changements dans notre environnement ont accru les risques au cours des 12 derniers mois ?
Il se peut que vous ayez un nouveau Responsable de la sécurité informatique, ou que votre département ait été réduit. Ou que vous ayez modernisé une application existante ou déplacé votre salle de serveurs vers le Cloud. Si votre organisation fait partie des 88 % d’entreprises ayant adopté l’IA en 2025, cette technologie est probablement votre principale source de risques. Voici quelques préoccupations :
Les attaques par injection de prompt utilisent l’équivalent IA de l’ingénierie sociale pour convaincre les chatbots de donner des informations telles que des mots de passe.
On parle de « vibe coding » lorsque des agents d’IA génèrent du code automatiquement, et jusqu’à 50 % des exemples de vibe coding présentent des vulnérabilités de sécurité.
Faites-vous du vibe coding pour vos applications, ou utilisez-vous des applications pouvant contenir du code généré par l’IA ? Si oui, il faut déployer des technologies appropriées, comme la relecture automatisée de code.
Question 3 : quelle est notre confiance dans notre capacité à détecter rapidement les identifiants compromis ?
Une fois que vous avez défini votre surface d’attaque, il est temps de vous demander ce qui se passe si des acteurs malveillants exploitent vos vulnérabilités. Cela prendra souvent la forme d’un compte compromis, qui permettra aux pirates de réaliser les actions suivantes :
Usurper l’identité du personnel, des applications et de l’infrastructure
Élever leurs privilèges
Diffuser des malwares sur votre réseau
Chiffrer ou exfiltrer les données critiques
Idéalement, vous devriez pouvoir détecter la compromission d’un compte dès la phase d’usurpation d’identité ou d’élévation des privilèges. Cela repose sur une détection comportementale qui couvre à la fois les personnes et les logiciels. Êtes-vous capable de détecter lorsque des applications auparavant fiables communiquent avec des serveurs C2 via des ports à numéro élevé ? Savez-vous quand l’un de vos employés se connecte depuis un nouvel appareil dans un endroit différent en dehors des heures de travail ?
Question 4 : quels sont les utilisateurs, les systèmes ou les identités qui causeraient le plus de dégâts en cas de compromission ?
Il s’agit du corollaire à la question 3, et ce qu’elle cherche réellement à savoir est : « Appliquez-vous actuellement le principe du moindre privilège ? » Saisissez cette opportunité d’effectuer un audit de vos comptes et de comprendre si quelqu’un dispose d’un accès de niveau administrateur dont il n’a pas besoin. Idéalement, même vos comptes de niveau C ne devraient pas disposer d’autorisations d’administrateur. Une bonne pratique consiste plutôt à n’accorder des autorisations d’administrateur que temporairement, avec une expiration automatique dès qu’elles ne sont plus nécessaires.
Question 5 : savons-nous qui fait quoi dans les premières 24 heures d’un incident majeur ?
Les incidents de sécurité, y compris les plus graves, sont quasiment inévitables. Ce qui n’est pas inévitable, en revanche, c’est l’impact d’un incident majeur. Une réponse bien planifiée peut considérablement atténuer l’effet d’une importante violation de données. Voici des exemples de mesures appropriées :
Notifier les régulateurs, les organismes chargés de l’application de la loi et les clients concernés
Tenter d’inverser le chiffrement de toutes les données affectées par le ransomware
Documenter les pertes et éventuellement suivre la vente d’informations volées
Collecter les données d’investigation provenant des applications, des terminaux et de l’infrastructure affectés
Mettre en quarantaine les systèmes affectés pour réduire la propagation ultérieure du malware
Travailler avec des chercheurs en sécurité pour identifier de nouvelles failles
Tout cela dépend de la compréhension par chacun de son rôle face aux conséquences d’une violation de la sécurité des données. Si tout se passe comme prévu, vous pourrez peut-être récupérer vos données, inverser le chiffrement et fournir des informations permettant l’arrestation des pirates. Sans plan, vous vous exposez aux autorités de régulation, risquez de perdre la confiance de vos clients et demeurez vulnérable à une nouvelle attaque.
Question 6 : Comment sauvegardez-vous vos informations les plus sensibles ?
Vous effectuez bien des backups ? Même si la plupart des entreprises sauvegardent leurs données, ces backups seuls ne suffisent pas à les protéger contre les ransomwares, les catastrophes naturelles ou les pannes d’équipement. En effet, de nombreuses entreprises ne sauvegardent pas leurs données sur des sites distants ou hors ligne.
Pour cette raison, il est recommandé de s’assurer que vous appliquez une variante de la règle 3-2-1 :
Trois : conservez trois copies des backups de vos données
Deux : conservez-les sur deux supports différents, par exemple l’un dans le cloud et l’autre sur bande
Un : conservez un backup hors site
Il se peut que vous utilisiez déjà cette approche, mais il est toujours utile de vérifier que le schéma que vous utilisez en théorie correspond bien à celui que vous appliquez en pratique. Cela permet de prévenir les échecs de backup et d’augmenter les chances de récupérer la majorité de vos données en cas d’incident.
Question 7 : en cas d’attaque par ransomware, que perdrez-vous en premier ?
Dans le prolongement de la question précédente, il convient de se demander quelles sont les parties de votre travail qui sont les plus vulnérables au chiffrement. De nombreuses entreprises effectuent des backups quotidiens, hebdomadaires et mensuels dans le cadre d’un système appelé « grand-père, père, fils ». En raison de la fréquence du backup « fils » (quotidien), celui-ci est généralement stocké sur site ou dans le Cloud afin de permettre une restauration rapide. Mais ces backups sont vulnérables aux ransomwares.
Perdre un backup quotidien (ou une semaine de backups quotidiens) peut ne pas sembler très grave. Mais il y a des périodes où la perte d’une semaine de travail peut être extrêmement préjudiciable. Y a-t-il des systèmes en place pour effectuer des backups plus sécurisés en période de forte activité ?
Question 8 : comment luttez-vous contre la fatigue liée aux alertes ?
Voici une hypothèse : supposons que vous disposiez d’un outil SIEM dans votre SOC. Le SIEM émet une alerte prioritaire une fois par jour, ce qui oblige votre équipe à remonter à la source. Il s’agit d’une fausse alerte dans 90 % des cas. Dans combien de temps votre équipe commencera-t-elle à ignorer les alertes ?
Les équipes de sécurité de l’information doivent faire face à un nombre effrayant de faux positifs : ils représentent jusqu’à 20 % des alertes. Cela signifie souvent que les alertes véritablement graves sont ignorées au milieu du bruit. Il est utile de se demander si un outil génère suffisamment de vrais positifs pour que les faux négatifs valent le risque d’épuisement. Ou existe-t-il des solutions automatisées ou gérées qui peuvent aider à identifier les alertes importantes ?
Question 9 : quels sont les processus sur lesquels nous nous appuyons et qui risquent de ne pas s’adapter à la pression ?
La vitesse de la sécurité de l’information n’est pas conçue pour des processus manuels. Pensez à mettre à jour les autorisations d’accès, par exemple. Si vous êtes une entreprise de 10 personnes, vous pouvez peut-être mettre à jour les contrôles d’accès manuellement. Dans une entreprise où des milliers de personnes arrivent et partent, ce processus ne pourra pas être étendu à grande échelle. Il est préférable de mettre en œuvre le contrôle d’accès basé sur les rôles (RBAC).
Si vous examinez votre organisation, vous trouverez probablement des dizaines d’exemples où l’on travaille encore avec des tableurs et des chaînes d’emails. Demandez-vous s’il existe un logiciel capable d’automatiser les tâches afin que vous puissiez vous concentrer sur des priorités plus importantes.
Question 10 : Pouvez-vous travailler avec Barracuda pour apporter des améliorations significatives rapidement ?
Réponse : oui.
Parfois, il faut un regard extérieur pour identifier les angles morts dans la sécurité organisationnelle. En travaillant avec Barracuda, vous êtes en contact direct avec des experts qui peuvent vous suggérer des améliorations significatives qui prennent effet rapidement. Planifiez une démonstration de notre offre XDR gérée et découvrez comment nous pouvons vous aider à renforcer la sécurité de votre organisation en 2026.
